Comprendre le mal de gorge

Le mal de gorge est dû à l’inflammation des tissus de la gorge, le pharynx. Ceci conduit à l’irritation ou à l’assèchement de la gorge, provoquant douleur, picotements, sensation de brûlure et difficulté à avaler. Dans la plupart des cas, les pharyngites et les angines sont d’origine virale. Les antibiotiques ne sont donc d’aucune utilité la majorité du temps.

Des conseils pour limiter les maux de gorge

  • Boire abondamment pour hydrater la muqueuse pharyngée.
  • Eviter le tabagisme actif et passif, les atmosphères enfumées.
  • Eviter les produits irritants comme les peintures ou les colles, la pollution.
  • Eviter le contact avec des allergènes.
  • Préférer les aliments frais, moins irritants que la nourriture chaude.
  • Se moucher régulièrement, nettoyer le nez des enfants avec du sérum physiologique, utiliser des solutions de lavage nasale.
  • Eviter de s’exposer au froid.
  • Eviter les atmosphères trop chaudes et sèches.
  • Aérer et humidifier les pièces pour éliminer les agents infectieux ou allergisants.
  • Eviter de dormir la bouche ouverte ou de ronfler.
  • Traiter un éventuel reflux gastro-oesophagien.

Des solutions pour traiter un mal de gorge

Le traitement d’un mal de gorge associe un antalgique à un anti-œdémateux. Ce dernier lutte contre la congestion de l’oropharynx.

En cas de douleurs intenses, un collutoire alliant antiseptique et anesthésique local permet de bien imprégner les amygdales.

Les pastilles à sucer sont d’un emploi moins contraignant et sont à associer au collutoire dans la journée. A base d’antiseptique, d’anesthésique local ou d’anti-inflammatoire, elles restent un bon complément de traitement.

Tous les produits à base d’anesthésique local doivent être pris après les repas pour éviter les risques de fausse route.

Mal de gorge, quand consulter ?

Une consultation médicale est nécessaire si :

  • Le mal de gorge ne cède pas au traitement au bout de quelques jours.
  • Le mal de gorge est chronique.
  • Une fatigue importante subsiste plus d’une semaine.
  • Une fièvre de plus de 39°C est associée.
  • Des autres symptômes apparaissent : vomissements, mal de tête, éruption cutanée.
  • Des ganglions sont présents.
  • La personne est immuno-déprimée (traitement pour un cancer, une maladie auto-immune, le SIDA).
  • Une toux persistante de plus de 2 semaines est associée.
  • La personne présente des difficultés pour respirer, avaler.

Le + du pharmacien

  • Pour réduire les maux de gorge, pensez aux substituts nicotiniques pour arrêter de fumer !
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