Comprendre les verrues

Les verrues sont des tumeurs épithéliales de la peau ou des muqueuses dues à un Papillomavirus. Les verrues sont contagieuses par contact direct (notamment en cas de peaux abîmées, petites coupures, ampoules) ou par contact indirect (piscine, sanitaires collectifs, salle de bains). La durée d’incubation peut atteindre plusieurs mois. Les récidives et l’auto-inoculation sont très fréquentes. On distingue :

  • Les verrues vulgaires communes, papules de couleur chair située le plus souvent sur les mains ou le visage.
  • Les verrues plantaires, plus profondes et douloureuses sous la pression. Elles sont à différencier des cors par leurs points noirâtres (les vaisseaux) au centre.
  • Les condylomes, verrues au niveau des muqueuses anale et génitale. La contamination se fait essentiellement par voie sexuelle.
  • Les molluscum contagiosum, infection due à un Poxvirus. Ce sont de petites papules en groupe présentent sur le visage, le tronc, ou les membres, très fréquentes chez les enfants. Elles sont très contagieuses, notamment par grattage.

Des conseils simples pour éviter la survenue de verrues

  • Eviter de marcher pieds nus dans les lieux publiques (pour les verrues plantaires) : piscines, vestiaires, douches publiques, plages, centres sportifs.
  • Ne pas partager le linge de toilette avec une personne ayant des verrues.
  • Désinfecter régulièrement la baignoire ou le bac de douche si une personne a des verrues.
  • Eviter de toucher les verrues.
  • Ne pas couper ou arracher les verrues.
  • Ne pas mettre de pansement adhésif sur les verrues au risque d’abîmer la peau en tirant sur le pansement.
  • Bien se laver les mains en cas de contact avec les verrues.

Si vous présentez une verrue et désirez aller à la piscine :

  • Couvrir les verrues avec des pansements étanches ou appliquer un vernis incolore avant la baignade.
  • Bien sécher les pieds après la séance.
  • Ne pas partager serviettes, chaussettes et chaussures.
  • Porter des sandales dans les douches, autour des bassins.

Des solutions pour traiter les verrues

Les préparations kératolytiques permettent d’attaquer la kératine de la couche cornée. Elles sont parfois associées à des agents anti-viraux. Généralement, ces solutions sont à appliquer 1 fois par jour. Il est préférable de ramollir la verrue 1 à 2 fois par semaine et de décaper ensuite la peau morte à l’aide d’une lime en carton ou d’une pierre ponce, sans faire saigner. Le traitement kératolytique sera plus efficace. Il est recommandé de bien protéger la peau saine autour de la verrue avec un vernis neutre avant d’appliquer la solution kératolytique. Un pansement occlusif doit être disposé sur la verrue traitée. Certains traitements proposent des pansements imprégnés de solutions kératolytiques. Ils doivent être changés tous les jours. Les enfants de moins de 2 ans, les femmes enceintes, les diabétiques et les personnes souffrant de troubles circulatoires doivent éviter d’utiliser les solutions kératolytiques.

La cryothérapie est une alternative aux solutions kératolytiques. Le résultat n’est visible qu’une vingtaine de jours après le traitement. La cryothérapie est à éviter en cas de verrues sur le visage. Elle peut se révéler douloureuse si la verrue est située sur le bord d’un ongle.

Un traitement par voie orale et les traitements homéopathiques sont de bons compléments des préparations locales.

Verrues, quand consulter ?

Les verrues sont en général sans gravité. Elles s’infectent rarement mais des complications sont possibles. Il convient de consulter un médecin en cas de :

  • Verrue persistante, qui se multiplie ou réapparaît malgré les traitements.
  • Verrues de tailles importantes.
  • Verrues sur le visage.
  • Molluscums (très contagieux).
  • Condylomes.
  • Verrue douloureuse.
  • Verrue sous un ongle ou déformant l’ongle.
  • Saignements.
  • Apparence suspecte, verrues changeant de couleur ou de forme.
  • Verrues présentant des ulcérations.
  • Signes d’infection (rougeur, chaleur, douleur, pus, gonflement autour de la verrue).
  • Propagation sur diverses parties du corps.
  • Gêne liée à l’emplacement de la verrue.
  • Personnes diabétiques, immunodéprimées ou souffrant de troubles circulatoires périphériques (les traitements peuvent être à l’origine de lésions de la peau parfois importante).

Le + du pharmacien

  • Pour éviter la contamination d’autres personnes par une verrue, recouvrez la verrue d’un pansement si elle saigne. Si vous avez souvent des verrues au niveau des mains dues à votre travail, portez des gants.
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